Amazon, l’indomptable.

Le 3 juillet dernier, la loi Anti-Amazon entrait en vigueur en France.
Une semaine plus tard, le géant a déjà trouvé la parade.

Des frais de port… à 1 centime d’euro !

La loi anti-Amazon visait à empêcher les sites de e-commerce de cumuler la remise de 5% sur les livres (appliquée par de nombreux distributeurs tels que la Fnac, sous couvert d’une carte de fidélité) et la gratuité des frais de port (une spécialité du géant Amazon). Mais ce dernier a déjà trouvé un bon moyen de garder sa place de leader sans transgresser la loi : le site de vente à distance propose donc désormais des frais de port à 1 centime d’euro par commande, sans minimum d’achat…

Une nouvelle disposition que le site se fait une joie d’afficher sur son site, tant la situation est ridicule (pour l’Etat). C’est donc sous la forme d’un « changement de conditions » au dessus de la grille des « tarifs » de livraison que l’on retrouve le pied de nez suivant : «Une nouvelle loi nous interdit de continuer à vous proposer la remise de 5%, ainsi que la livraison gratuite en France pour vos commandes de livres.».

Bien évidement, cette forte augmentation n’impacte pas les abonnements « premium » de la marque, qui, moyennant un forfait de 49€ par an, offre la livraison gratuite sur toutes les commandes de l’abonné.

Sans titre 2

La concurrence courbe l’échine

Une bien belle réactivité du site Amazon, qui met (encore) à mal son principal concurrent, Fnac.com, dont la gratuité des frais de port n’a pas encore été modifiée sur son site. A ce sujet, la direction de la communication du groupe affirme qu’il vont « dans les prochains jours mettre à jour le site, et [nous serons] aussi sur des frais de ports à 1 centime d’euro, quel que soit le nombre d’articles achetés dans un panier« .

Virgin Megastore, lui, n’a plus ces problèmes depuis son dépôt en janvier 2013. En juin 2013, 10 000 employés se sont retrouvés sans travail

La Loi anti-Amazon devait, en théorie, rétablir l’équité sur le marché du livre et préserver l’activité des librairies physiques, déjà mise à mal par la moindre consommation culturelle et les liseuses numériques. Mais au petit jeu de la concurrence, les rois sont, définitivement, sur le web.

 

 

Author: Nadège

Partagez cet articles